La vanille : L’atout charme des Mascareignes

On ne présente plus les fameuses vanilles de Madagascar et de la Réunion. Si ces dernières sont les plus connues, au sein du Trapèze des Mascareignes, la production de vanille est une activité bien connue et répandue. Un art et un savoir-faire ancien, un peu oublié parfois, mais qui résiste malgré tout et fait partie du patrimoine culturel de ces îles. Ces dernières n’ont pas acquis leur surnom « d’îles vanille » pour rien.

Petit focus sur la production de cette fleur aux gouts et senteurs intenses.    En commençant cette épopée à la Réunion, son origine remonte à un ancien esclave Edmond Albius, qui a découvert comment féconder manuellement la vanille qui a connu un âge d’or autour des années 1930, sa production a chuté de façon phénoménale les 30 ans dernières années.   Au début des années 1990, La Réunion produisait encore 80 tonnes de vanille par an. Mais depuis le début des années 2010, ce chiffre a chuté à seulement 10 tonnes en 2019. Une baisse qui peut s’expliquer par la concurrence rude imposée par les Comores et Madagascar.  Une autre grande star, la vanille de Madagascar. Pour rappel, la vanille Bourbon est un AOP au sein du Trapèze des Mascareignes, car il regroupe Madagascar, l’île de la Réunion, Maurice, les Seychelles, Comores. Le label bourbon a été créé pour différencier la vanille de l’océan Indien des autres vanilles dans le monde.

La gousse de vanille bourbon provient de la vanilla planifolia qui produit plus de 95% de la vanille mondiale. Présente à l’état sauvage elle appartient, elle aussi à la famille des orchidacées. C’est une variété qu’on retrouve au Brésil, en Indes, Mexique (terre d’origine), Indonésie à vrai dire un peu partout dans le monde. Madagascar va produire plus de 80% de la vanille mondiale et plus de 85% de la vanilla planifolia.

Au sein des îles, la vanille des Seychelles n’est pas à négliger même si on en parle moins : longtemps troisième culture des Seychelles. La vanille a fait son apparition à La Digue en 1866, produite en quantité non-négligeable. La Digue est toutefois la seule île de l’archipel à continuer de produire une quantité non-négligeable de vanille. Sa culture, bien plus lucrative que celle du cocotier, a rapidement dominé. Au début du XXe siècle, la commercialisation de la vanille de synthèse, a brutalement fait chuter le cours de la vanille. La vanille a néanmoins continué de tenir sa place dans l’économie seychelloise.  Globalement, sa préparation suit un même processus :

  1. Échaudage de la vanille dans un bain à 70°C environ pendant 2 à 3 minutes
  2. Étuvage, la vanille est enfermée dans une malle en bois pendant 48h
  3. Chaque jour la vanille est exposée au soleil pendant environ 2 heures par jour pendant 1 mois environ. Chaque gousse est retournée manuellement et massée.
  4. Les gousses de vanille vont être mises en mâle pendant 2 à 3 mois pour être affinée puis celle-ci sont triées et misent dans du papier sulfurisé à l’intérieur d’un carton et la vanille est exportée.

C’est une activité peut-être moins « touristique » que les autres, mais une visite dans un musée ou une usine de production de vanille est une activité que l’on recommande. De plus, partir en séjour dans les « îles vanille » et ne pas en profiter ne serait-ce pas un gâchis ? La force du Trapèze des Mascareignes c’est que partout la vanille sera disponible, avec les quelques subtilités et changements en gouts et méthodes à découvrir.

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